Appuyer sur F12 au démarrage, et rien ne se passe. L’écran reste de marbre, le menu de démarrage demeure introuvable. Une réalité agaçante sur nombre d’ordinateurs récents, où la fonctionnalité F12 reste parfois désactivée dans le BIOS, vous coupant la route vers le choix rapide d’un périphérique de démarrage.
Et ce n’est pas tout. Même avec une clé USB fraîchement créée, le menu de démarrage peut refuser de la reconnaître si elle n’est pas formatée exactement selon les caprices du firmware. Ces détails, souvent invisibles, transforment la réinstallation ou la réparation de Windows en véritable casse-tête pour l’utilisateur averti.
Accéder au BIOS et au Boot Menu : comprendre les différences et les méthodes selon votre PC
Avant toute manipulation, il vaut mieux cerner la distinction entre BIOS et Boot Menu. Le BIOS pilote la configuration profonde de votre ordinateur : gestion matérielle, ordre de démarrage, sécurité des composants. Le Boot Menu, lui, offre une échappatoire temporaire pour choisir le périphérique à utiliser au prochain allumage, sans chambouler toute la configuration.
Les méthodes d’accès changent d’une marque à l’autre. Sur un portable Dell, la touche F12 juste après l’allumage déclenche le fameux menu. Chez Lenovo, c’est F12 ou parfois le bouton Novo. HP privilégie la touche Esc suivie de F9. Acer propose aussi F12, mais il faut souvent l’activer dans le BIOS au préalable. Asus préfère Esc ou F8, tandis que les Surface de Microsoft misent sur la touche d’augmentation du volume. La multiplicité des méthodes, c’est la règle.
Pour activer le menu F12 dans le BIOS, il faut rejoindre l’onglet « Boot » ou « Startup », puis trouver l’option qui l’autorise : « Boot Menu » ou parfois « F12 Boot Menu ». Dès que l’option est activée, enregistrez les réglages et redémarrez. Si tout a été fait dans les règles, F12 donnera enfin accès au menu tant attendu dès le prochain lancement.
Pour mieux s’y retrouver, retenez ces différences et raccourcis :
- BIOS : configuration matérielle, gestion de l’ordre de démarrage, paramètres de sécurité.
- Boot Menu : choix temporaire du support de démarrage, sans modifier la configuration générale.
- Méthodes d’accès selon la marque : F12 (Dell, Lenovo, Acer), Esc/F9 (HP), Esc/F8 (Asus), volume up (Microsoft Surface)
La méthode d’activation du menu de démarrage dépend donc du fabricant et du modèle. Se reporter au manuel technique de la machine permet de lever toute ambiguïté sur la touche à employer et l’option à activer. Une simple mise à jour du firmware peut parfois tout bouleverser, d’où l’intérêt de vérifier chaque étape. Pour une modification durable, un passage par le BIOS reste incontournable.
Pourquoi et comment utiliser une clé USB bootable pour installer ou réparer Windows ?
La clé USB bootable s’est imposée comme la solution la plus souple pour installer ou réparer Windows sur un ordinateur récalcitrant. Sa rapidité, la compatibilité quasi universelle des ports USB et la facilité de préparation (FAT32 ou NTFS, selon les exigences du BIOS ou de l’UEFI) en font l’alliée des personnes qui aiment garder la main sur leur machine.
Pour préparer une clé USB de démarrage, il suffit de télécharger l’image ISO officielle de Windows et d’utiliser un outil comme Rufus ou Media Creation Tool pour la rendre amorçable. Le choix du format de partition n’est pas anodin : MBR pour les anciens PC, GPT pour les plus récents et les configurations UEFI. Cette opération, rapide, dépend surtout de la vitesse de la clé choisie.
Au moment du démarrage, il suffit de brancher la clé USB sur un port relié directement à la carte mère, évitez les multiprises USB ou les rallonges. Ouvrez ensuite le menu de démarrage (F12, F8 ou Esc selon le modèle) et sélectionnez la clé comme support principal. L’interface d’installation de Windows apparaît alors, et vous pouvez choisir entre installer le système ou accéder aux outils de réparation.
Pour réussir la préparation et l’utilisation d’une clé USB bootable, il faut garder à l’esprit ces points :
- ISO Windows : toujours télécharger depuis une source officielle pour éviter les déconvenues.
- Clé USB FAT32/NTFS : le format doit correspondre aux exigences du BIOS ou de l’UEFI de l’appareil à réparer.
- Menu boot : accès ponctuel à la sélection du support de démarrage, sans toucher à la configuration globale.
Personnalisation du menu de démarrage : conseils pratiques pour un accès facilité et sécurisé
Le menu de démarrage, c’est la porte d’entrée vers toute une palette de réglages : maintenance, sécurité, flexibilité. Modifier l’ordre de démarrage dans le BIOS ou l’UEFI permet de choisir quel périphérique (disque dur, clé USB, réseau) sera sollicité en priorité, selon les besoins du moment. Lenovo, HP, Asus, Microsoft… chaque constructeur propose ses propres raccourcis et interfaces.
Pour adapter le menu de démarrage à votre pratique, voici quelques conseils concrets :
- Si l’accès à des outils de récupération est fréquent, placez la clé USB bootable en tête de liste.
- Pour plus de sécurité, privilégiez le disque système et désactivez les ports inutiles dans l’ordre de démarrage.
- En environnement virtualisé ou sur des stations dédiées, ajustez l’ordre selon les usages précis.
Certains modèles, notamment chez Dell ou Sony, intègrent l’option Secure Boot dans l’UEFI. L’activer permet de restreindre le démarrage aux systèmes authentifiés, un rempart solide contre les attaques par bootkits. Mais prudence : avant toute modification, sauvegardez la configuration actuelle. Un mauvais réglage peut suffire à bloquer le démarrage de l’ordinateur.
Le mot de passe BIOS reste un atout pour verrouiller l’accès au menu de démarrage. Cette précaution évite toute modification non autorisée de l’ordre de démarrage ou le lancement d’un système externe à votre insu. Dans les établissements scolaires, comme avec les Lenovo Education, ou dans les milieux sensibles, cette mesure s’impose comme une évidence.
Au final, chaque réglage compte. Activer ou non le menu F12, comprendre ses subtilités, peut décider du sort d’une installation ou d’une réparation. Prendre le temps de s’approprier ces outils, c’est gagner la liberté d’agir, même quand la machine semble muette face aux urgences du moment.

